« 28 ans plus tard » (28 Years Later) 

Critique
Le film s’immisce dans un paysage cinématographique déjà saturé de récits de fin du monde, où des figures emblématiques telles qu’Alfie Williams, Jodie Comer, Aaron Taylor-Johnson et Ralph Fiennes tentent de naviguer à travers un univers ravagé par le virus de la rage. Cette suite réalisée par Danny Boyle, fondée sur un scénario d’Alex Garland, interroge notre fascination pour les histoires post-apocalyptiques, peut-être ancrée dans notre mémoire collective marquée par la pandémie récente.

L’ouverture du film présente Jimmy, un jeune homme dont l’évasion d’une horde d’infectés se fait grâce à l’intervention d’un prêtre anglican dont la vision de la mort comme une forme de libération soulève des interrogations sur la ferveur religieuse et le sacrifice. Ce choix narratif pourrait être perçu comme une critique subtile de notre rapport à la mort et à la spiritualité face à la crise.

Crédit photo: Sony Pictures Canada

Le film bascule rapidement vers une île écossaise où la population semble avoir triomphé du virus, un contraste frappant avec le chaos qui prévaut sur le continent. La juxtaposition de moments empreints de beauté et d’horreur contribue à rendre l’expérience cinématographique à la fois apaisante et troublante.

L’utilisation innovante de la technologie moderne, avec des prises de vue réalisées sur un iPhone 15 Max et d’autres dispositifs variés, interroge également notre conception du cinéma. « 28 ans plus tard » n’est pas seulement un film d’horreur ou d’action ; il devient un miroir de nos angoisses contemporaines, évoquant les réalités du Brexit et leurs répercussions sur le Royaume-Uni. En se confrontant à notre finitude à travers des images frappantes, telles que celle d’un jeune personnage face à son destin au milieu de monuments funéraires, le film réussit à offrir une réflexion poignante sur notre propre mortalité. Cette complexité émotionnelle et philosophique en fait une œuvre aussi captivante qu’inquiétante, rendant l’expérience cinématographique d’autant plus mémorable.

Les mouvements de caméra dans le film ont suscité des réactions diverses. Il est vrai que les images sont souvent très dynamiques, et pour certains spectateurs, cela peut donner une impression de vitesse excessive. Ce choix stylistique, qui vise à accentuer l’intensité des scènes, peut parfois nuire à la clarté de l’action, rendant difficile le suivi des détails importants. Une approche plus stable aurait pu permettre une meilleure immersion dans l’univers du film et offrir une expérience visuelle plus fluide. Ce contraste entre l’énergie du récit et la manière dont il est filmé peut diviser les avis, certaines personnes appréciant l’aspect immersif et d’autres le trouvant un peu trop chaotique.

N’attendez plus et allez voir le film « 28 ans plus tard ». (28 Years Later) 

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