À l’affiche le 23 octobre 2026
Et si le simple fait d’être soi-même pouvait nous coûter ce que nous avons de plus précieux? C’est la question bouleversante que soulève LOVE ME TENDER, un film qui nous plonge au cœur d’un combat profondément humain, celui d’une mère qui refuse de choisir entre sa liberté d’être et l’amour immense qu’elle porte à son enfant.

Avec Monia Chokri et Vicky Krieps, le film nous entraîne dans l’histoire de Clémence, dont la vie bascule lorsqu’elle révèle à son ex-mari qu’elle entretient des relations amoureuses avec des femmes. Une confidence qui devrait relever de sa vie privée, mais qui devient le point de départ d’une épreuve douloureuse: perdre la garde de son fils et devoir se battre pour conserver sa place dans sa vie.
Personnellement, ce film m’a complètement bouleversée. L’histoire de Clémence m’a profondément touchée, parce qu’on ressent à quel point son parcours est difficile, injuste et rempli d’obstacles. Elle doit traverser une épreuve déchirante, se battre contre un système qui semble parfois lui fermer toutes les portes et trouver la force de continuer malgré la douleur, l’incertitude et l’absence de son enfant. Ce qui m’a le plus touchée, c’est de voir jusqu’où une mère peut aller pour retrouver ce qu’elle a de plus précieux au monde. Derrière chaque démarche, chaque combat et chaque moment de découragement, il y a cet amour immense, pur et inconditionnel qu’elle porte à son enfant. Un amour qui ne disparaît pas avec la distance, qui ne s’efface pas devant les jugements et qui continue de vivre, même lorsque tout semble s’écrouler
Dans LOVE ME TENDER, c’est la violence d’une situation où une femme se retrouve confrontée à des jugements qui dépassent largement son rôle de mère. Comme si sa liberté affective pouvait soudainement remettre en question sa capacité à aimer, à protéger et à élever son enfant. Pourtant, l’amour maternel ne se mesure ni à l’orientation sexuelle d’une femme ni à sa conformité aux attentes de la société.
Le film nous pousse à regarder en face des préjugés encore bien présents, notamment l’homophobie et la misogynie ordinaires. Il met également en lumière les lourdeurs des procédures judiciaires liées à la garde des enfants, où les délais, les décisions et les batailles légales peuvent transformer la vie familiale en véritable parcours du combattant.
LOVE ME TENDER nous rappelle qu’être mère ne signifie pas renoncer à être une femme, à aimer librement ou à se découvrir autrement. Une mère demeure une personne à part entière, avec ses désirs, ses contradictions, ses rêves et son besoin de vivre sans avoir à justifier chaque aspect de son existence.

Au final, ce film porte un message essentiel: l’amour ne devrait jamais devenir une arme pour punir quelqu’un d’être soi-même. Il nous invite à remettre en question nos certitudes, à réfléchir aux préjugés qui persistent et à reconnaître que les liens familiaux sont bien plus complexes que les jugements que l’on pose sur les autres.
Distribué au Canada par Axia Films, LOVE ME TENDER prendra l’affiche le 23 octobre 2026. Un film qui promet d’ouvrir la discussion sur la liberté, la maternité et le droit fondamental d’être soi-même.








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